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Je me souviens de Meudon la foret, rue Gabriel d’Annunzio,
Avec Asslam, Said, Laurent, Aziz, Moustache, Bruno et Pierrot,
Nous organisions au marché
De gigantesques parties de chats perchés.
Et quand l’un de nous ne voulait plus de ses jouets,
Nous y organisions aussi des jeux et des tombolas pour se les distribuer.
Je me souviens de Meudon la foret, de l’école Jansen que j’ai tant aimé,
J’en ai le souvenir terrible d’une maîtresse au CP,
Qui par autorité, mépris et méchanceté,
Nous tapait sur les doigts avec sa règle d’acier.
Je me souviens de Meudon la foret et de ses lacs gelés,
Où nous apprenions enfant à patiner.
Je me souviens de ces même lacs en été,
Et que nous y étions nombreux à s’y baigner.
Je me souviens de Meudon la foret, de deux quartiers,
Qui sans cesse par jeu s’opposaient.
Avenue du général de gaulle contre rue d’Annunzio,
Entre nous on se la jouait, on faisait le beau.
Aujourd’hui, je revois plusieurs de mes amis,
De ces quartiers qui partageaient ma vie,
Il y avait une bonne entente entre voisinage,
Tous les gamins ensemble nous accourions dés que le marchand de glace annonçait son passage.
Nous jouions à cache-cache dans les caves,
Nous y bricolions quelques épaves,
Vieux vélos, vieux jouets, pas mal de bric à brac,
Nous nous construisions un monde fantastique ou notre héros était Mandrak,
Quand il neigeait sur la colline derrière la rue,
Nous fabriquions des luges avec des cartons perdus,
Avec ces même cartons et puis des branches,
Nous nous transformions en chevaliers, avec boucliers et épées pour nous affronter le dimanche.
Je me souviens qu’entre la rue d’Annunzio et la rue Wagner, il y avait une pente,
Que de gamelles et de bobos, quand sans frein sur nos vélos nous y faisions une descente.
Je me souviens à Meudon la foret,
De ce magasin « joie et détente » à joli mai,
Fabuleuse caverne d’Ali baba,
Nous y trouvions tous les jouets, nous y étions comme des rois,
Je me souviens de Mr Amar le pharmacien,
Qui par sa gentillesse à tous les meudonnais fit du bien.
Je me souviens de Me Kleine la gardienne,
Qui si nous marchions sur sa pelouse devenait vilaine,
Je me souviens de tous mes copains un peu voyous,
Qui firent un jour un séjour au trou,
Je me souviens de tous mes amis bosseurs,
Qui réussirent à trouver leurs bonheurs,
Je me souviens de tous mes potes sympas,
Qui finirent comme moi par trouver leurs voies.
Je me souviens de Meudon la foret,
D’y avoir passer une enfance heureuse et pleine de gaieté,
Et que après l’avoir quitté pendant plusieurs années,
Je n’ai cessé d’y penser à y retourner,
J’y habite à nouveau depuis douze ans,
Depuis qu’un de mes souhaits fut exaucé, comme par enchantement,
Je m’arrête là car il me faudra un roman,
Pour exprimer mes souvenirs et mes sentiments,
Ceux qui font que j’ai la chance,
De toujours vivre dans la ville de mon enfance .
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